Niger : tirs nourris et explosions à Niamey, la Base 101 attaquée dans la nuit

La capitale nigérienne a été secouée dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026 par des tirs nourris et plusieurs explosions. La zone de l’aéroport international Diori-Hamani et la Base aérienne 101 ont été particulièrement touchées. Des tirs ont également été signalés à proximité du palais présidentiel. Les forces de sécurité affirment avoir repris le contrôle, tandis que des opérations de recherche se poursuivent.

Aoû 29, 2026 - 09:47
Mis à jour: 18 heures plutôt
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Niger : tirs nourris et explosions à Niamey, la Base 101 attaquée dans la nuit
Vue de l’aéroport international Diori-Hamani.

Selon plusieurs témoins cités par Reuters, de violentes détonations ont été entendues dans différents secteurs de Niamey au cours de la nuit. Une source sécuritaire a déclaré que des assaillants qualifiés de « terroristes » avaient attaqué l’aéroport international Diori-Hamani et tenté de franchir le périmètre de sécurité entourant la présidence. Ces affirmations n’ont pas encore toutes pu être vérifiées indépendamment.

La Base aérienne 101 directement visée

L’un des principaux foyers des affrontements a été la Base aérienne 101, située dans le complexe de l’aéroport de Niamey.

Des habitants ont rapporté des tirs particulièrement intenses et plusieurs explosions dans cette zone. Bana Wagana Ibrahim, membre du Bureau du Conseil consultatif nigérien et député au Parlement de l’Alliance des États du Sahel, a confirmé sur Facebook que la Base 101 avait été attaquée.

Il a ensuite affirmé que les forces de défense et de sécurité avaient repris le contrôle du site. Reuters n’avait toutefois pas pu vérifier indépendamment cette déclaration dans les premières heures suivant l’attaque.

Une autre source sécuritaire a indiqué que certains assaillants avaient été « neutralisés » et que d’autres avaient réussi à prendre la fuite.

Des opérations de recherche et de sécurisation auraient alors été engagées dans différents secteurs de la capitale.

Des tirs autour du palais présidentiel

L’incident ne semble pas s’être limité à la zone aéroportuaire.

Un témoin cité par Reuters a également rapporté des tirs lourds et persistants aux alentours du palais présidentiel.

Selon un autre témoin, les tirs ont repris autour de l’aéroport aux environs de 02 h 13 GMT.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent par ailleurs des véhicules blindés déployés dans les environs de l’aéroport. La prudence reste toutefois nécessaire concernant ces images tant que leur date et leur contexte précis n’ont pas été totalement authentifiés.

Qui sont les assaillants ?

À ce stade, leur identité reste inconnue.

Une source sécuritaire nigérienne utilise le terme de « terroristes », mais aucun élément public suffisamment solide ne permet encore d’attribuer l’attaque à un groupe précis.

Il serait donc prématuré d’en rendre responsable le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le JNIM, l’État islamique au Sahel ou toute autre organisation.

Aucune revendication vérifiée n’était disponible au moment de la rédaction.

C’est un point important, alors que de nombreuses versions circulent déjà sur les réseaux sociaux, certaines évoquant notamment une tentative de coup d’État ou une mutinerie.

OGANews n’est pas en mesure de confirmer ces scénarios pour le moment.

Pas encore de bilan humain consolidé

Autre grande inconnue : le nombre exact de morts et de blessés.

Les premières sources sécuritaires font état d’assaillants neutralisés, mais aucun bilan humain global et indépendant n’a encore été établi.

La prudence s’impose donc face aux chiffres circulant sur les réseaux sociaux ou dans certains groupes de messagerie.

Les prochaines communications des autorités nigériennes devraient permettre d’obtenir davantage de précisions sur les pertes éventuelles parmi les forces de sécurité, les assaillants et la population civile.

Une attaque particulièrement sensible pour le Niger

La localisation de l’opération donne à l’événement une dimension particulière.

L’aéroport international Diori-Hamani constitue l’une des infrastructures les plus stratégiques du pays. Il accueille également la Base aérienne 101, essentielle au dispositif militaire nigérien.

Le complexe avait déjà été visé auparavant, ce qui soulève des questions sur la capacité de groupes armés à atteindre des installations sensibles situées au cœur de Niamey.

Le Niger est confronté depuis plusieurs années à une forte activité de groupes jihadistes, notamment dans l’ouest du pays, dans les régions frontalières du Mali et du Burkina Faso.

Mais une opération menée directement dans la capitale représente un défi d’une autre nature.

Un test sécuritaire pour le régime de Tiani

Le général Abdourahamane Tiani dirige le Niger depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en juillet 2023.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie a placé la question de la sécurité et de la souveraineté nationale au cœur de son discours.

Le Niger a rompu une grande partie de sa coopération militaire avec la France et les États-Unis et s’est rapproché du Mali et du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel.

Dans ce contexte, une attaque contre une base militaire stratégique de Niamey constitue forcément un événement important pour le pouvoir.

Elle pose notamment la question de savoir comment les assaillants ont réussi à mener une opération de cette ampleur dans une zone théoriquement fortement sécurisée.

Plusieurs questions restent sans réponse

Au-delà du retour apparent au calme, l’enquête devra désormais permettre de déterminer :

  • l’identité des assaillants ;
  • leur nombre exact ;
  • leur mode d’infiltration dans la capitale ;
  • les objectifs précis de l’opération ;
  • le bilan humain et matériel ;
  • et l’existence éventuelle de complicités internes.

À ce stade, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agissait d’une tentative de coup d’État.

Les informations disponibles correspondent davantage à une attaque coordonnée contre plusieurs installations sécuritaires sensibles.

Cette distinction pourrait toutefois évoluer à mesure que les autorités nigériennes ou d’autres sources indépendantes fourniront de nouveaux éléments.

OGANews suivra l’évolution de la situation et actualisera cet article à mesure que des informations fiables seront disponibles.

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Oganews

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