Côte d’Ivoire : deux sites d’orpaillage clandestin démantelés sur les berges de la Bagoué
Les autorités ivoiriennes poursuivent leur offensive contre l’orpaillage clandestin. Deux sites ont été démantelés à Sissingué et Kanakono, dans le département de Tengréla, au cours d’une opération menée sur les berges du fleuve Bagoué.
Même la montée des eaux n’a pas interrompu l’opération.
Dimanche 23 août 2026, des agents du détachement de Tengréla de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) ont investi deux zones utilisées pour l’exploitation clandestine de l’or à Sissingué et Kanakono, dans le nord ivoirien.
À l’issue de l’intervention, les deux sites ont été démantelés et des installations servant à l’extraction illégale ont été mises hors d’usage.
Une intervention rendue difficile par les eaux
Les agents ont dû composer avec des conditions particulièrement compliquées.
Le niveau du fleuve Bagoué avait augmenté et certains sites étaient difficiles d’accès. La BSSI a néanmoins poursuivi l’intervention jusqu’aux installations clandestines.
Cette opération s’inscrit dans une campagne plus large menée durant le mois d’août par le ministère ivoirien des Eaux et Forêts.
À Zaranou, une autre opération a notamment conduit à l’interpellation de cinq personnes prises en flagrant délit : deux Burkinabè et trois Togolais. Un important ensemble de matériels d’extraction a également été saisi ou détruit.
D’autres interventions ont été menées dans la forêt classée de Diambarakro ainsi que dans la zone de Noé.
Le fleuve Bagoué particulièrement surveillé
L’orpaillage clandestin ne pose pas uniquement un problème économique.
Les exploitations installées le long des cours d’eau peuvent provoquer l’effondrement des berges, modifier les sols et dégrader la qualité de l’eau.
Selon le ministère des Eaux et Forêts, certaines zones touchées par l’exploitation clandestine présentent également des traces de pollution liées aux produits utilisés pour extraire l’or.
La BSSI prévoit donc de poursuivre ses opérations de surveillance dans les zones relevant de sa base avancée de Tengréla.
L’objectif est aussi d’éviter que les sites démantelés soient réoccupés quelques jours ou quelques semaines après le départ des agents.
À Sissingué et Kanakono, les installations ont été neutralisées. La surveillance des berges de la Bagoué, elle, continue.
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